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PRÉSENTATION:
Anne-Sophie Maignant affirme que «l’image photographique, quelque soit ses conditions de prise de vue, est toujours une fiction. »
En usant, sur un mode tout autant ludique que rigoureux, de ce que Jean Baudrillard nomme le « charme spirituel du leurre », elle met en évidence le caractère qu’elle qualifie « éminemment illusionniste du dispositif photographique».
Son travail, emprunte des thématiques variées. Mais des références constantes à la peinture et la récurrence subtile des opérations de déplacements, d’inclusions ou d’inversions (sémantiques et formels), révèlent le fil conducteur d’une réflexion sur les enjeux de la mise en image du corps et plus particulièrement du corps féminin.
Proche de la chorégraphie, elle travaille sur la façon dont le corps subit ou structure l’espace qui l’entoure et pense le corps comme « une sorte d'échangeur local ».
Elle crée des figures au sens où le mot était très actif au XVIIème siècle. Une figure, alors, ce n'est ni un objet, ni une action, ni une forme. C'est une certaine façon de se tenir là, de se tenir seul ou avec d'autres.
Les photographies - le plus souvent, de grands formats présentés en di ou triptyque - construisent un espace qui déplie le temps. L’utilisation de la vidéo, suite aussi logique que nécessaire, apporte une inflexion nouvelle.
Les techniques de montage, que l'artiste expérimente avec enthousiasme, la conduisent, aujourd'hui, à explorer les prémisses de la narration.
ARTICLES:
Dominique
Baqué : "La photographie par Dominiqie Baqué",
Art-Press N° 197
Ann
Bernachin : "Troubles et illusions", Le Vivat, Scène
Conventionnée, saison 05 06
Philippe
Piguet : "Le portrait photographique", FRAC Ile-de-France,
catalogue 1997
Olivier
Scaglia : "Expo au Lieu : Maignant jette le trouble dans
l'espace" Le Télégramme Lorient N° 17 805 |